premier de cordée

Publié le 1 mai 2011 par: freakfeatherfall

Bon c’est pas que le clavier me démange ou que ce silence me dérange, mais faudrait peut-être penser à balancer un bon coup de pied dans ce blog, reprendre le manche en main pour pas la perdre et les quelques lecteurs qu’il me reste avec – si tant est qu’il en reste et pas seulement des fragments de mon imagination débordant la mer du japon – la mer de l’est, pardon, la mer de l’est…

Comme si de rien n’était je reprends là mes élucubrations, comme si hier était effectivement hier, et pas l’année dernière.

C’est peut-être le printemps, tout simplement, fini l’empilement de pulls et de gants, on se promène à oilpé sous vêtements légers, de nouveau, et on s’attablerait volontiers aux terrasses des cafés s’il s’en trouvait.

Les plages sont toujours là mais le vent froid s’est barré, reste le frais la nuit tombée. Vous méprenez pas, quand je dis plage, c’est pas sauvage, mais intégration totale dans la ville, une dizaine de mètre de la rue à la mer, des rangées de cafés, bars, restos, immeubles aux néons et musique à la con… la promenade romantique c’est pas là, ou alors à 3h du mat (ah ! J’oubliais des pseudos sculptures d’artistes français, hideuses au possible, histoire de se souvenir que le mauvais goût est avec la connerie la qualité la plus mondialisée, je pense notamment à cette magnifique sculpture d’un pot, qui représente ben… un pot… enfin un grand pot, un pot géant, genre 5 ou 6m de haut, con comme un grand pot, moche comme un pot, élégant comme un camion poubelle, lequel à au moins une utilité), et signé d’un ârtiste français dont je tairais le nom par respect par ses descendants). Je suis perdu dans mes parenthèses, mais passons. Tout ça pour arriver comme la marée à cette plage lentement au festival du weekend dernier. Un festival de danses, de poissons, de cordes et de filles, plus ou moins dans cet ordre.

Je m’y suis pointé avec une copine solaire, après qu’elle m’ait coupé les cheveux (je mets pas son nom, c’est exprès, c’est secret qu’elle soit venue chez ouam pour ratiboiser, ça se fait pas, des gens pourrait jaser – qui je sais pas, fuck them ! Je lui ai dit sans la convaincre pour autant). Un de mes étudiants devait y participer (au festival pas au ratiboisage) et y danser, c’est aussi pour ça que j’y suis allé.

Je pourrais vous faire une description total folklo des danses et instruments, mais ce serait long, j’essayerais de vous coller quelques photos plutôt. Disons seulement qu’un groupe habillé en blanc et rouge tournait en cercle. (j’aurais mieux fait de rien dire paske dit comme ça, ça à vraiment l’air nul). Après une trentaine de minutes, le grand jeu à eu lieu : le tirage de corde. Vous connaissez tous : on chope une corde d’une vingtaine de mètres et 2 équipes tirent dessus comme des bœufs pour faire avancer ou tomber l’autre équipe. Je sais plus trop comment, mais toujours est-il que je me suis retrouvé dans une équipe, le premier de la file, la tête de condole, comme on dit. En face une terrifiante armée composée d’enfants ! Vous moquez pas, hein, ils avaient au moins 5 ans ! Peut-être 6 ! moi, pas de bol, j’avais les vieilles, la cinquantaine… déjà un peu bourrées, mais qui voulaient absolument gagner et qui m’expliquaient 3 fois comment qu’il fallait faire (c’est bon, jsuis un étranger mais jsuis pas complètement crétin non plus). Après 3 faux départs, je jetterai, par respect pour elles, un voile pudique sur le résultat, je dirai juste que j’ai grandi de 10cm rien qu’avec le sable qui s’est retrouvé dans mes shoes…

alors fatalement en renfort ya quelques keums qui sont venus, les gamins se sont défilés, et l’autre équipe on l’a complètement foncedé – rien à dire, du lattage en règle… là j’ai arrêté, j’ai chopé le verre de makkoli, alcool léger coréen, qu’on me tendait, le morceau de tofu qui allait bien avec et j’ai essayé de tout mâcher, à la cool, décontracte, en m’efforçant d’ignorer la connasse à caméra collée à 20 cm de moi – voir un étranger manger c’est passionnant, c’est mon côté félin, le repas des panthères attire toujours le monde dans le zoo de la vie…

C’était pas fini, ensuite des nageurs en combi ont débarqué sur la plage soi disant pour rabattre les poissons, et nous, en deux équipes, on a encore tiré comme des mongols sur une corde, mais cette fois ensemble, chacun à tenir le bout d’un U dont le cul dans la mer était un filet de pêche… on a bien peiné un quart d’heure avant de le ramener à terre et là les gens se sont précipités pour choper le poisson à mains nues, je sais pas trop pourquoi, peut-être que ça porte chance, en tout cas trépigner dans l’eau de mer, moi ça me tentait moyen même si j’aurais bien balancer du poisson frais sur les copines à mes côtés…

On a enchainé direct sur un feu d’artifice parti des bateaux dans la baie (bateaux que je soupçonne d’avoir relâché quelques galinettes cendrées à écailles pour pas pourrir la soirée) sur fond de de musique techno boom boom dance bitch bitch move move boom boom à donf pour remplacer les instrus traditionnels.

Moi je suis retourné près des filets éclairés par les projos, j’ai déniché un demi-poisson (contrairement au demi-elfe, c’est un juste poisson coupé en 2) que j’ai jeté négligemment provoquant des cris suraigus (et des regards meurtriers) – mais ça, ça va, j’ai l’habitude…

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