Film boursouflé, plein de clichés, et pourtant fulgurant…
Je viens de le revoir alors je colle ici ce que j’en ai dit la 1er fois ya quelques années, ça peut en intéresser certains – il est parfois bon de se répeter… (il est aussi sur le serveur)
Film plein de défauts, de raccords, d’invraisemblances, mais avec une vraie puissance destructrice. Ce film reprend les ingrédients des films de yakuzas, des pinku eiga (= les films roses = érotiques bien sûr), des séries Z, etc…
L’histoire est simple et se passe à l’Ecole de l’Espoir, une école pour transformer les lycéennes « à problèmes » en bonnes mères au foyer (sérieux, hein, j’invente rien). C’est le jeune vice-principal qui dirige cette école à travers un groupe d’une dizaine d’élèves, véritable milice à maintenir la discipline. Dès les premières secondes du films elles sont en action, torture d’une élève réfractaire, tellement réfractaire qu’elles la balancent du toit. Fin de l’intro. Ensuite présentation des persos principaux : 3 nouvelles filles arrivent à l’école après divers méfaits (vol de voiture, branlette d’un conducteur de camion, ce qui le pousse à l’accident, etc…). L’une d’entre elle est la superbe Miki Sugimoto, chef de clan. Son but : foutre la merde dans l’école. Je vous raconte pas l’histoire, mais vous pouvez imaginer l’affrontement dantesque, contre la milice, contre l’école, contre la police et les politiques. Ya du fight, du sexe (enfin, des petites culottes), de la torture, mais surtout un combat terrible pour la liberté, pour la destruction complète de l’école et de toutes les valeurs japonaises. Autrement dit, film hautement corrosif dont on se demande comment certaines scènes ont passé la censure…
Et mon grand plaisir de ce film, c’est les personnages féminins. Ceux d’entre vous qui s’intéressent aux mangas/anime/films japonais connaissent les personnages féminins, ça piaille, ça sert les genoux sous la mini-jupe, ça piaille, ça se recule pour pour laisser la place à ceux qui viennent à leur secours, et surtout ça piaille avec des voix de bibi-phoque castrés. Et ben là c’est autre chose, ça rigole pas, ça parle comme les yakuzas (essayez c’est facile : parlez vulgairement avec une grosse voix et surtout roulez longuement tous les « r » ). Elles foutent la merde, elles se battent pour ce qu’elles veulent. Riot girrrrls !

Celui là aussi, je vais me l’faire !
Te tien au courant …
@ tout’
s
ça c’est le « s » de te tiens
=:o)
j’aime bien ce genre de film boursouflé… hé hé !
Voilà, j’ai regardé les Terrifying girl’s high school …
Pour parler franc je ne suis pas emballé. Ca date terriblement. Peut être est-ce là qu’on peut le récupérer : ce film, des années 70, malgré ses maladresses est une dénonciation (et encore pas tout le temps…) de l’ordre établi (indument ou avec injustice) mais je le trouve tellement maladroit, voire primaire. Même les petits seins subreptices de souris sont modérément émoustillants.
En fait, ce film peut trouver grâce si on le replace dans son époque, et qu’il y reste.
Mais même ainsi, il reste trop complice des diktats sociaux et conventions. Ainsi du machisme, du (supposé) respect de l’autorité, de la violence primaire, et de la lutte pour le pouvoir, entre les collégiennes, qui, ce faisant, sont aussi coupables, complices et stupides que le pouvoir qu’elles sont supposées détruire.
Nombre de ce genre d’ambigüités ne passent pas, à mes yeux.
Peut-être n’ai je pas eu un regard suffisamment complice ou distancié ?
haha !
bien sûr c’est mal foutu
et c’est aussi le genre de film que je comprend qu’on aime pas
mais justement moi je le trouve pas du tout daté, mais malheureusement encore très actuel au niveau politique et social…
que ce soit la lycéenne comme ultime symbole sexuel, la collusion police politique et le marché de dupes des élections, le rôle attribué à la femme, etc…
ces filles ne respectent pas le code de la société mais celui de leur milieu, des bosozoku et yakuzas, c’est pas mieux mais on a au moins l’impression qu’il y en a un…
(et si j’ai bien compris la prochaine fois tu veux un film avec des gros seins, c’est ça ? :p)
Je comprend ton point de vue. Oui le film n’est pas daté, puisqu’il traite de sujets toujours en cours et toujours non résolus. Il reste que la facture m’a emmerdé, et que ces sempiternels sujets jamais résolus me gavent et je sature … Il est des jours où j’en ai vraiment marre de constater partout les absences de solutions … voire les erreurs complices …
Les révoltes de filles, ça me plaît bien, d’autant plus que -justement- dans le conventionnel-bourge, ça fait éclater les liens.
Par contre, te fatigue pas pour les gronichons et autres Vénus de comptoirs pneumatiques, outre que je n’en ferai rien, mon truc à moi, vrai de vrai, c’est la belle mécanique de grosses machines agricoles ou industrielles, … et la poésie et la musique et la peinture !
Si ! si ! on peut aimer les deux ! D’abord, j’y arrive très bien !!
(ex : Printemps, été, automne, hiver, printemps de Kim Ki Duk , ou RAN de Kurosawa -et- moteur Franco Rosi de 1920 6cylindres 440 litres de cylindrée 250 tonnes …)
Rajoutis : nous avons sur le serveur deux autres films de Kim Ki Duk